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Présentation de cette Initiative de réduction de la pauvreté au Cameroun
 
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Les raisons de cette Initiative de lutte contre la pauvreté par le développement de l'entreprenariat en 2008.



J'ai eu la chance de naître dans une famille aisée (*).

J'ai également eu la chance d'être élevée par des parents qui, en dépit de leur position sociale, ont su garder de nombreuses valeurs essentielles telles que le sens de l'effort, le goût du travail, l'horreur du laissez-aller, du gaspillage etc.

En outre, j'ai également eu la chance de faire de solides études, avec des perspectives "quasi certaines" de trouver un emploi répondant à mon profil et à mes aspirations en bout de piste.

Je sais que ce parcours privilégié n'est pas l'apanage de la jeunesse africaine, loin s'en faut ...

En effet, le Rapport 2006 du BIT sur les Tendances mondiales de l'emploi des jeunes analysant les raisons de l'aggravation de la pauvreté et du chômage dans une Afrique qui affiche pourtant un taux de croissance économique non négligeable, dresse un bilan alarmant.

Tout en constatant que malgré le fait que dans le monde, la jeunesse compte parmi les meilleurs atouts des pays, le Rapport souligne qu'elle constitue un groupe très vulnérable dans le monde du travail. Il relève à ce sujet que les jeunes d'aujourd'hui font face à un déficit croissant de possibilités de travail décent et à des niveaux élevés d'incertitude économique et sociale en raison d'une pluralité de facteurs survenus au cours des dernières années, parmi lesquels notamment le ralentissement de la croissance de l'emploi dans le monde, le chômage croissant, le sous-emploi. Je rajouterai un autre facteur : une focalisation excessive sur les droits politiques au détriment des autres droits de l'homme tout aussi importants. J'ai en effet toujours été d'avis que les droits de l'homme ont effectivement été, pendant très (trop) longtemps, réduits à la sphère des seuls droits civiques et politiques qui ont donné lieu, par le passé et encore à présent, à une mobilisation sans précédent. Face aux difficultés et problèmes en passe de submerger les pays en développement et plus particulièrement les pays africains, l'on se souvient depuis quelques temps que les droits économiques existent aussi et qu'il est temps de les inscrire parmi les priorités (2).


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(1) En 1921, mes deux grand-pères (maternel et paternel) MM. Erdman Etéki et David Mandessi Bell étaient les seuls Noirs à siéger en qualité de membres de la Chambre Consultative du Commerce, de l'Industrie et de l'Agriculture coloniale au Cameroun, au milieu des représentants des grandes compagnies commerciales et établissements financiers coloniaux (Banque de l'Afrique Occidentale, Cie Française Sangha Oubanghi, Cie Française de l'Afrique Occidentale etc.). Cliquez ici (3ème page : 190, document pdf).

Un peu plus sur ces deux personnages ici.

(2) témoins de cette évolution :

- le rappel dans ce Rapport, lors de l'analyse de la pauvreté des jeunes, que la pauvreté recouvre des aspects multidimensionnels du dénuement et la référence faite aux Objectifs du Millénaire incluant les droits civiques et politiques aussi bien que les droits économiques et sociaux comme "principaux objectifs du développement et principaux vecteurs du progrès",

- en Mai 2006, l'interpellation des dirigeants du monde par M. Koffi Annan, ex-Secrétaire Général de l'Onu relatée dans ce Rapport  :   « Récemment, le Secrétaire général de l'ONU a invité les Chefs d'État de la planète à mettre un terme au cercle vicieux du chômage des jeunes, en relevant que les jeunes sont notre principal atout, notre avenir. Ce sentiment a été davantage réaffirmé par les Ministres et les Chefs de délégation prenant part au Segment de haut niveau de la Session de fond 2006 du Conseil économique et social (ECOSOC), qui se sont engagés à «concevoir et appliquer des stratégies qui assurent à tous les jeunes des possibilités réelles et égales de trouver un emploi productif et un travail décent », et ont réitéré leur engagement « à intégrer l'emploi des jeunes dans les stratégies et les programmes nationaux de développement; à élaborer des politiques et des programmes visant à améliorer l'employabilité des jeunes, y compris par l'éducation, la formation et l'apprentissage tout au long de la vie selon les besoins du marché du travail; et à promouvoir l'accès au travail par des politiques intégrées permettant la création d'emplois nouveaux et de qualité pour les jeunes et facilitant l'accès à ces emplois, notamment par des initiatives en matière d'information et de formation »,

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l'attribution en 2006 à Muhamad Yunus et à la Grameen Bank du Prix Nobel de la Paix pour leurs réalisations en matière de micro-crédits relève également de cette tendance.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Initiative de réduction de la pauvreté. La suite ici.


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